Le LGBT contre les homosexuels

    L’entrée de l’Assemblée Nationale. Photo twitter du compte de François de Rugy.

Juin était le mois de la Pride, 30 jours ont été dédiés au LGBT. L’arc-en-ciel a alors jailli partout, sur internet, dans la pub, dans la rue, jusqu’au fronton de l’Assemblée Nationale. Mais quelles retombées pour l’image des homosexuels ? Et sont-ils vraiment tous partisans de la vague arc-en-ciel ?

Le mois de la Pride, c’est un mois de pink-washing comme l’appellent, à raison, les militants de la mouvance. Le pink-washing consiste à se refaire une virginité médiatique ou politique en adoptant une communication gay-friendly et arc-en-ciel.  À peu près toutes les multinationales et les hommes politiques à gauche de Laurent Wauquiez s’y sont employés. Jean-Claude Michéa était bien en dessous de la réalité.

Mais cette omniprésence des couleurs arc-en-ciel n’aura pour effet que de dégrader encore un peu plus l’image du LGBT, et fatalement celle des homosexuels, faute d’être assimilés à cette mouvance. Imposer les désidératas d’une ultra minorité à une majorité, n’a jamais permis d’en obtenir l’assentiment ou le soutien. Nous précisons évidemment ici que nous faisons une distinction très claire entre une personne homosexuelle, et la mouvance LGBT, qui est une organisation politique.

 

 

 

Il est encore plus gênant que ces campagnes soient menées par l’Etat, sous couvert de lutte contre les discriminations, avec de l’argent public, qui sert déjà à rembourser les opérations chirurgicales des transsexuels. Les contribuables français dont le rapport à l’Etat est déjà conflictuel peuvent légitimement se demander où est leur intérêt dans la promotion des minorités sexuelles. Les Français étant dans leur extrême majorité, hétérosexuels et n’ayant jamais entendu parlé des 70 identités de genre que revendiquent les associations de la mouvance LGBT, subventionnées par leurs impôts.

Même avec toute l’empathie du monde, on a bien du mal à se sentir concerné par cette lutte. Mais gardez-vous bien de remettre en question le bien fondé de ce combat. Vous seriez immédiatement mis dans la case « méchant », « réac » ou « très conservateurs ».

Car la mouvance LGBT n’est qu’une branche de cette gauche passée du social au sociétal. Son européisme ayant eu raison du social, elle a fait du sociétal la nouvelle condition au Progrès dont elle se revendique l’émissaire sur terre.

Mais le cœur de la mouvance LGBT se rapproche plus de l’extrême gauche dans son discours et ses méthodes. La mouvance est égalitariste et libertaire, elle se donne pour combat, la défense des minorités sexuelles et la revendication d’une législation en faveur de leurs particularismes. Une lutte compatible avec des programmes allant de l’ultra-gauche à la gauche libérale au pouvoir aujourd’hui. Cette convergence des luttes avec Macron ne devrait pourtant pas inquiéter l’extrême-gauche (mais elle se refuse à lire Jean-Claude Michéa).

Les membres de cette mouvance ont ce point commun avec l’extrême gauche d’être particulièrement sectaire et hystérique. En témoigne l’intervention rocambolesque de Arnaud Gauthier-Fawas, représentant de l’inter-LGBT sur le plateau de « Arrêt sur images ». Elles parlent d’elles-mêmes.

«Je ne suis pas un homme, Monsieur»

« Tout comme le but final de la révolution socialiste n'était pas juste l'abolition des privilèges économiques de classe mais l'abolition des classes elles-mêmes, le but final de la révolution féministe ne doit pas juste être […] l'abolition des privilèges masculins mais l'abolition des différences sexuelles elles-mêmes […]. »Shulamith Firestone – La Dialectique du Sexe (1970)Source vidéo: https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/marche-des-fiertes-les-couleurs-arc-en-ciel-je-men-fous Arret sur Images

Posted by BHÛ on Saturday, June 30, 2018

 

 

Jean Marais irait-il à la gay pride ?

 

La gay-pride est également une bien triste vitrine pour un mouvement politique qui cherche de la crédibilité. On y retrouve très peu le « beau, le bon et le vrai », qui sont en principe les qualités qui suscitent naturellement en une personne l’adhésion et l’admiration. Entre les premières gay-pride et celles d’aujourd’hui, il y a eu comme un virage :

 

Première marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels, Paris 4 avril 1981. Photo Claude Truong-Ngoc

Si le défilé est dans sa globalité une « techno-parade » assez normale, on peut aussi assister à des spectacles bien étranges. Des hommes en laisse et en string de cuir à quatre pattes, beaucoup de travestissements assez effrayants, de la nudité quasi-totale ou totale, une hyper-sexualisation dans les déhanchés et une surreprésentation du sexe dans la scénographie.

Ces comportements ne sont pas surprenants, ils sont courants, mais dans les établissements dédiés, or, la gay-pride se déroule dans l’espace public. On pourrait relever de nombreuses infractions au code pénal quant au respect de la pudeur et de la salubrité exigées dans l’espace public.

Il se ne s’agit pas là de juger ces comportements, ce serait un autre débat, mais à l’heure actuelle, ce spectacle aurait plutôt tendance à révulser la majorité des français. Je ne parle pas des populations du centre des grandes villes dont une partie participe à la gay-pride, mais d’une frange majoritaire de la population qui n’en a jamais vu passer dans sa commune.

Leur reprocher une réaction négative s’apparenterait à ce que la mouvance appelle elle-même, l’homo-nationalisme. C’est-à-dire l’arrogance occidentale envers des pays homophobes.

Ces évènements étant très médiatisés, il est légitime de douter des conséquences positives de la gay-pride sur l’image de la mouvance LGBT, et celles des homosexuels, fatalement. La majorité des homosexuels n’ont pas ce genre de comportements provocants ou dégradants. Ils vivent leur sexualité comme n’importe qui et n’y voient pas une raison de fanfaronner.

D’ailleurs, toute mobilisation de rue évite de mettre en avant et tente de masquer ses éléments les plus extrêmes et les plus provocateurs, par souci d’une communication positive. C’est étrange mais il n’y a pas ce réflexe dans les gay-pride.

 

Homo et de droite : ERROR 404 du LGBT ?

 

Le LBGT est aussi, et ce n’est pas un détail, résolument cosmopolite, les slogans contre les frontières et contre les « fachos » sont incontournables dans les prides.

La statue de Jeanne d’Arc place des Pyramide à Paris, a même été taguée et recouverte d’un tissu noir lors de la pride de Paris du 30 juin, car symbole du patriotisme. Woman bashing ?

À Lyon, la Gay Pride a obtenu du tribunal administratif l’autorisation de passer par le Vieux-Lyon, réputé pour sa concentration de mouvements d’extrême droite, une victoire pour ses participants. À noter, un char estampillé : « La solidarité LGBTQI brise les frontières ».

Gay Pride de Lyon 2018. Capture Télé Lyon Métropole.

 

Mais alors comment un homosexuel qui serait de droite ou patriote pourrait-il accepter d’être représenté par la mouvance LGBT ?

On peut être homosexuel et être contre l’immigration de masse, la perte de souveraineté de la France et ne pas reconnaitre le bien fondé de la théorie du genre, qui est l’axiome de toute les réflexions sur le genre au sein de la mouvance. Nous reviendrons d’ailleurs dans un autre article sur cette théorie, enseignée à l’école et dans les universités, sous le nom très pudique de « études de genre ».

De la même manière, la mouvance conspue les homosexuels de droite comme Charles Consigny, souverainistes comme Florian Philippot, conservateurs comme Xavier Bongibault, qui s’est trouvé plusieurs fois face à des militants LGBT sur la question du mariage pour tous.

De plus le LGBT est un agrégat de minorités sexuelles, un homosexuel n’est pas forcement concerné par le combat des transsexuels, des intersexes, des pansexuels  et toutes les autres lettres du sigle dans son intégralité, à savoir LGBTQQIP2SAA, soit : lesbian, bi, gay, trans, qeer, questionning, intersexe, pansexuel, two-spririt, asexuel, alliés.

LGBTQQIP2SAA

Que veut dire LGBTQQIP2SAA ? On vous l’explique en cette Journée Internationale de la Visibilité Trans.

Posted by AJ+ français on Saturday, March 31, 2018

 

Le mouvement LGBT n’est pas seulement l’enfant idéologique de la gauche, mais aussi son fer de lance. Ayant abandonné la question sociale, il ne restait à la gauche que le terrain égalitaire et sociétal, où elle pouvait avoir un monopole.

Censé être le produit dernier cri du camp du Progrès, le LGBT fait toutefois partie de l’avant garde de cet antifascisme devenu fascisme progressiste. (Article incontournable de Accatone sur le sujet).

L’opprobre est immédiat si vous n’adhérez pas au relativisme extrême concernant la famille et la vie conjugale. Les débats, sont de plus en plus difficiles. La nouvelle tendance des « safe-spaces » et autres ateliers en non-mixité sexuelle et raciale ne vont pas améliorer les choses.

Comprendre le principe de la safe-space en images :

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