Drapeau de l’UE obligatoire, parent 1 et parent 2… Les folies autoritaires de la loi éducation

Crédits : vidéos Assemblée nationale

Parents 1&2 et autres coups de force du jargon bienpensant

Finies les appellations de père et de mère sur les formulaires scolaires, symbole de « schémas de pensée arriérés » selon la députée Jennifer De Temmerman (LREM). Les voilà remplacées par « parent 1 » et « parent 2 », formulations plus progressistes et plus acceptables dans une société cautionnant l’homoparentalité. L’Éducation nationale n’est définitivement plus le sanctuaire dans lequel la société ne devait pas s’immiscer ; l’idéologie de l’homme décadent vient tâcher l’innocence enfantine d’esprits en formation.

Les députés godillots de la majorité s’ennuyant durant les séances parlementaires, ils ont entrepris la réécriture bienpensante du Code de l’Éducation. Ainsi, les élèves intellectuellement précoces deviennent des élèves « à haut potentiel » tandis que les élèves handicapés sont désormais des élèves « en situation de handicap ». Tout est fait pour que le vocabulaire du Code soit gentil, moelleux, pour ne surtout pas faire face au réel.

Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale

Vers toujours plus d’embrigadement d’État

L’article 2 de la loi examinée prévoit également une scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de trois ans. Tout est fait pour qu’ils soient de plus en plus encadrés par l’Éducation nationale dès le plus jeune âge. Alors même qu’une grande partie des mères préféraient mettre en sommeil leur carrière professionnelle pour prendre soin de leur  jeune progéniture, cette obligation va sans doute les inciter à retourner au turbin. Toujours moins de famille, pour toujours plus d’emprise d’État.

À cela s’ajoute l’adoption d’un amendement déposé par le député Éric Ciotti (LR) obligeant chaque salle de classe à se munir de drapeaux français et européen. S’il n’est pas choquant que l’étendard tricolore assiste les maîtres dans leurs leçons, qu’en est-il du drapeau européen ? Pourquoi le drapeau de cette organisation internationale, plutôt que celui de l’ONU dont la France est pourtant un membre imminent ? Il y a fort à parier que cela ne soit qu’une volonté d’habituer les plus jeunes à une forme de servitude volontaire vis-à-vis d’une organisation non-démocratique et castratrice.

Vers la fin des écoles de proximité ?

Passé inaperçu, un autre amendement devrait pourtant attirer l’attention des observateurs. Adopté avec peu de débats, l’amendement n° AC501 déposé par cinq députés LREM prévoit la création d’ « établissements publics de savoirs fondamentaux » ; ceux-ci permettraient de « regrouper les structures scolaires d’un même bassin de vie ». Ce qu’il faut comprendre est simple, cet amendement encourage et organise la fermeture massive de petites écoles de proximité pour aller vers la création d’énormes pôles incluant toute les classes de la primaire au collège. Toujours plus loin des enfants et toujours plus inhumains, sur le modèle des regroupements de services de santé…

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