Algérie : ils l’égorgent et inscrivent avec son sang « he is gay » sur le mur

Le 10 février dernier, un jeune étudiant en médecine de 21 ans a été assassiné à Ben Aknoum dans la résidence universitaire dans laquelle il résidait. Après s’être officiellement déclaré bisexuel, Assil Belalta a été égorgé et son sang a été utilisé pour inscrire sur les murs de son logement : « his gay » (en voulant écrire « il est homosexuel », en anglais). L’assassinat a provoqué une vague d’émoi dans la communauté estudiantine qui a notamment manifesté devant la faculté d’Alger où étudiant le jeune Assil.

« Le peuple algérien ne montre pas de tolérance envers les personnes homosexuelles »

L’opinion publique algérienne est particulièrement hostile à la question homosexuelle. Deux semaines avant le drame, Djamel Aidouni, Président du Syndicat National des Magistrats, déclarait que « les ONG qui demandent la dépénalisation de l’homosexualité piétinent les valeurs et les fondements du peuple algérien qui ne montre pas une tolérance envers les personnes homosexuelles ».

L’homosexualité en Algérie est un délit

Au regard de l’article 338 du Code Pénal algérien, l’homosexualité constitue un délit passible d’une peine d’emprisonnement de deux ans. Par ailleurs, sur le terrain de l’outrage public à la pudeur (article 333 du Codé pénal), lorsque celui-ci est commis avec une personne de même sexe, les deux personnes homosexuelles risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

Une homophobie musulmane qui s’exporte en Europe

Dans une étude néerlandaise du Bureau de planification sociale de 2011, les chiffres démontraient l’homophobie latente des nouveaux venus. En effet, alors que 10% des Néerlandais refusaient l’homosexualité, plus de 26% des immigrés d’origine marocaine et 32% des immigrés d’origine turque rejetaient les homosexuels. Cet état de fait conduit les homosexuels à éviter certains quartiers de l’Est et du Sud-Est d’Amsterdam, connus pour leurs forts taux d’immigrés.

Il ne fait nul doute que la situation est de plus en plus similaire en France. En atteste l’exemple récent de Lyes Alouane, jeune homosexuel de banlieue parisienne (Gennevilliers, 93), insulté et agressé à de nombreuses reprises par des immigrés de fraîche date. Voilà de quoi venir nous « enrichir » culturellement…

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