Le 19 mars 1962, se déchaînait la barbarie du FLN

Aujourd’hui, 19 mars 2019, nous commémorons les accords d’Evian. Résultat du long processus d’indépendance de l’Algérie, géré de façon catastrophique. Si les crimes contre les Européens et les harkis avaient déjà lieu bien avant les accords d’Evian, leur nombre a explosé après leur signature et après l’indépendance officielle de l’Algérie, en juillet 1962.

C’est ce qu’a voulu aborder Alain Vincenot dans son livre, Algérie. Les oubliés du 19 mars 1962 paru ce mois de mars. Son ouvrage relate essentiellement les exactions commises par le FLN contre les civils, qu’ils soient européens ou autochtones.

Voici quelques extraits qui rappellent un autre visage du FLN, mais aussi l’ignoble attitude des intellectuels de gauche, de Sartre et des communistes pendant ce conflit. Ces extraits montrent la barbarie dont ont été capables les Algériens. Certes les militaires français ont eu recours à la torture (dont nous publions une explication aussi), mais l’Histoire officielle ne s’attarde que brièvement sur toute l’horreur des sévices du FLN. Rien ne justifiait cela, pas même un combat anti-colonial. 

Aujourd’hui en France, qu’ils soient le fait d’islamistes ou non, des faits divers morbides confirment que cette violence n’a pas disparu. Si le rapport de force ne s’inverse pas, ce fanatisme qui sévit déjà se déchainera de nouveau comme il s’est déchainé pendant la guerre civile de 1991, où les pires atrocités furent commises.

Florilège :

Jean, Gilbert et Jean-Paul, égorgés et jetés au fond d’un puits

« Oubliée l’année 1956, marquée par un emballement du terrorisme. Un fermier européen empalé et rôti vivant près de Lavigerie ; un ancien combattant arabe ligoté à un poteau, la chair arrachée avec des tenailles, près de Miliana ; deux familles égorgées, près de Palestro ; trois adolescents d’Aîn Beida, Jean-Paul Morio, quinze ans, Jean Almeras, quatorze ans, et Gilbert Bouquet, quinze ans, enlevés alors qu’ils se baladaient à vélo, égorgés et jetés au fond d’un puits ; six goumiers égorgés, près de Saint-Pierre-et-Paul? »

Le cynisme de Jean-Paul Sartre et de Frantz Fanon

« Dans le numéro de mars-avril 1956 des Temps modernes, Jean-Paul Sartre avait jeté l’anathème sut l’ensemble d’une population coupable collectivement par la naissance :

« Le cycle infernal du colonialisme est une réalité. Mais cette réalité s’incarne dans un million de colons, fils et petits-fils de colons, qui ont été modelés par le colonialisme et qui pensent, parlent et agissent selon les principes du système colonial. » »

Et Frantz Fanon dans Les Damnés de la terre, préfacé par Sartre :

« L’homme colonisé se libère dans et par la violence […]. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. Le survivant, pour la première fois sent le sol national sous ses pieds. »

Les fellaghas violent sous ses yeux sa femme, sa belle-mère et sa fillette de sept ans, puis leur tranchent le cou.

Page 32-33.

« Le 25 février 1956. Dans la matinée, au col des Deux-Bassins, des individus, affublés d’uniformes militaires volés, dressent un barrage. […] Ils arrêtent un car de la SATAC […]

Les passagers du car sont arabes, ils les relâchent. Sauf un : il est sous-officier de l’armée française. Ils l’abattent.

Dans la Simca Aronde : une famille de quatre touristes bretons et un de leurs amis parisiens. Avant d’égorger le mari ainsi que son ami parisien, les fellaghas violent sous ses yeux sa femme, sa belle-mère et sa fillette de sept ans, puis leur tranchent le cou.

Également égorgés, les occupant de la Peugeot 403 : un architecte d’Alger et son assistant arabe. Dans le camion, un petit patron pied-noir et ses quatre ouvriers arabes. Ces derniers supplient : C’est un bon patron ! C’est un bon patron ! Epargnez-le ! Une balle dans la tête : « Voilà pour les bons patrons ! » ».

« Mort aux roumis! Mort aux youdis ! »

Page 157-159 :

« 5 juillet. L’Algérie proclame officiellement son indépendance. […] Dès le petit matin du 5 juillet, la liesse se répand dans les quartiers arabes de la périphérie, Medioni, Lamur et Ville-Nouvelle. Par les boulevards Andrieu, Maréchal-Joffre, Paul-Doumer, Sebastopol, Magenta, Clémenceau, Giraud et Magenta, des cortèges, hérissés de drapeaux algériens, convergent vers le centre, la place Foch et la place d’Armes. Ils ne cessent de grossir. Entre les chants patriotiques, des slogans glorifient Allah et les martyrs de l’indépendance.

D’abord joyeuse, la foule ne tarde à adopter l’arrogance des vainqueurs quand elle croise des « roumis ». L’atmosphère se tend, s’électrise. Vers 11 h 30 : des coups de feu. Tirs de joie ? Quand ils se transforment en longues rafales, la gaieté se noie sous d’hideux rictus, la haine enivre les manifestants arabes. La panique s’empare des passants européens. L’hostilité des regards, des paroles et des bras d’honneur se mue en torrents de fanatisme.

Pendant des heures, un déchaînement de violence va fondre sur les pieds-noirs et les Arabes suspectés de sympathie pour l’Algérie française. Jeunes voyous désœuvrés hommes de l’ALN, ATO, civils, armés de pistolets, de couteaux, de gourdins, se jettent, hystériques, sur les piétons, enfoncent les portes des appartements, les pillent
dévalisent les magasins, les cafés, les restaurants. Hurlant « Mort aux roumis! Mort aux youdis ! », ils vident les chargeurs de leurs armes, poignardent, violent, lynchent, éventrent, pendent, arrêtent, enlèvent….

À la Grande Poste, des enragés égorgent des fonctionnaires et des clients. Rue de la Fonderie, ils pénètrent dans un restaurant grec, tuent des habitués. Ils en enlèvent d’autres. Au restaurant du Midi, rue d’Alsace Lorraine, une mère de sept enfants s’écroule sous les yeux de son mari. Le couple souhaitait s’offrir un déjeuner en amoureux. Rue d’Arzew, une boulangère aperçoit un camion transportant des cadavres se balançant à des crocs de boucher. Un chauffeur-livreur est lynché près de la place d’Armes. Et ce jeune employé de banque, que sa fiancée a attendu en vain.

« Toutes les belles consciences métropolitaines préférèrent ignorer ces crimes de même qu’ils laissèrent massacrer des milliers de harkis »

Page 181 :

« Jeannette Bougrab, fille de harkis et dont le grand-père avait été égorgé l’année même de la disparition de Maurice Audin, reprochait au président de la République « une mémoire trop sélective ». Elle regrettait qu’il ne dénonce pas « avec autant de force la torture, les bombes posées dans les cafés par les rebelles pour semer la terreur, tuant aveuglement, sans distinction, les femmes et les hommes.

Elle écrivait : « La gauche refusa systématiquement de dénoncer les pulsions autoritaires du FLN et même celles à l’endroit du MNA de Messali Hadj, de peur de faire le jeu des partisans de l’Algérie française. Elle passait également sous silence le rigorisme religieux imposé aux combattants : interdiction du tabac, de l’alcool, des jeux d’argent et nez coupé à ceux qui étaient surpris en train de fumer pendant le ramadan ! Des médecins militaires français pratiquaient des opérations de chirurgie réparatrice pour tenter de soigner ces pauvres bougres mutilés par les prétendus défenseurs des opprimés. Toutes les belles consciences métropolitaines préférèrent ignorer ces crimes de même qu’ils laissèrent massacrer des milliers de harkis dans des conditions épouvantables par des bourreaux victorieux et Inhumains. Quant aux milliers de « pieds-rouges », ces Français communistes et militants les plus zélés de l’anticolonialisme qui restèrent aprés l’indépendance, ils fermèrent les yeux, eux aussi, non seulement sur l’éradication des harkis, mais encore sur la chasse aux
pieds-noirs.

Camus, toujours très justement, écrivait « qu’une partie hélas de notre opinion pense obscurément que les Arabes ont acquis le droit, d’une certaine manière, d’égorger et de mutiler tandis qu’une autre partie accepte de légitimer, d’une certaine manière, tous les excès… Lorsque la violence répond à la violence dans un délire qui s’exaspère et rend impossible le simple langage de la raison, le rôle des intellectuels ne peut être, comme on le lit tous les Jours, d’excuser de loi, l’une des violences et de condamner l’autre, ce qui a pour double effet d’indigner jusqu’à la fureur le violent condamné et d’encourager à plus de violence le violent innocenté. » Il semble qu’Emmanuel Macron est tombé dans ce travers que Camus dénonçait ». »

Pourquoi la torture est-elle parfois nécessaire dans un cadre militaire :

Voici un texte écrit au moment de la guerre, qu’il faut dans le contexte de la menace constante d’attentats aveugles contre des civils :

Page 83 :

« En 1957, durant la bataille d’Alger, alors que l’utilisation de la torture provoquait de vifs débats, le Père Louis Delarue, aumônier du 2 RPC avait diffusé un texte intitulé Reflexions d’un prêtre sur le terrorisme :

 « Dans l’intérêt commun, presque tous les peuples civilisés ont maintenu la peine de mort, bien qu’il y ait eu des erreurs de jugement et que parfois des innocents aient pu être exécutés. Et d’autre part, nous nous trouvons présentement en face d’une chaine de crimes. En conséquence, puisqu’il est legalement permis – dans l’intérêt de tous – de supprimer un meurtrier, pourquoi vouloir qualifier de monstrueux le fait de soumettre un criminel-reconnu comme tel par ailleurs, et déjà passible de peine de mort – à un interrogatoire pénible, certes, mais dont le seul but est de parvenir, grâce aux révélations qu’il fera sur ses complices et ses chefs, à protéger efficacement des innocents ? Entre deux maux : faire souffrir passagerement un bandit pris sur le fait et qui d’ailleurs mérite la mort – en venant à bout de son obstination criminelle par le moyen d’un interrogatoire obstiné, harassant et, d’autre part, laisser massacrer des innocents que l’on sauverait si par les révélations de ce criminel, on parvenait à anéantir le gang, il faut sans hésiter choisir le moindre : un interrogatoire sans sadisme, mais efficace. L’horreur de ces assassinats de femmes, d’enfants, d’hommes, dont le seul crime fut d’avoir voulu, par un bel après-midi de février, voir un beau match de football, nous autorise à faire sans joie, mais aussi sans honte, par seul souci du devoir, cette rude besogne contraire nos   habitudes de soldats, de civilisés… » 

Alain Vincenot, Algérie. Les oubliés du 19 mars 1962, l’Archipel, 2019.

2 thoughts on “Le 19 mars 1962, se déchaînait la barbarie du FLN

  1. Cela serait très étonnant que les spécialistes littéraires des merdias macroniens fassent l’éloge de cet ouvrage à l’heure où les colons algériens de France se comportent en pays conquis pour rejetter celui qu’ils ont vénérés depuis deux décennies !

  2. Il y a maintenant 50 de cela nouse le contingent avous perdu nos vingt ans dans cette guerreur qui aurait put être eviteen ce n’est était pas le avis de mr mittétant 30 000 de enotre nous ne sont pas rentrer dans compter les mutilés et les commotionn’es à vie la barbarie à été dans les deux camps la france à abandonner les harkis honte à elle elle avait fait la même chose au Vietnam la guerre qu’elle connerie barbaries

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